Un peu d’histoire

O-sensei

O-sensei

O-Sensei Morihei Ueshiba

On ne peut pas parler de l’histoire de l’Aikido sans parler de son fondateur, O-sensei Morihei  Ueshiba.
O-sensei naquit à Tanabe en 1883. Issu d’une famille plutôt aisée, c’est un enfant de faible constitution, souvent malade mais d’une grande intelligence et féru de prière et de méditation.
Son père le pousse alors à se renforcer physiquement en lui faisant pratiquer le sumo et la natation vers l’âge de 10 ans.
En 1901, il part pour Tokyo afin d’y ouvrir une librairie. Au cours de son séjour, il étudie le Ju-jistsu de la Tenshin Shin’yo Ryu sous la direction de Tokusaburo Tozawa. Il est de nouveau malade et retourne à Tanabe pour s’y rétablir et se forger un corps neuf et solide.
A 20 ans, il s’engage dans le régiment d’infanterie de l’armée malgré ses 1,6 m où il apprend le juken-jutsu, le combat de la baïonnette. Après avoir participer à la guerre russo-japonais, il quitte l’armée en 1906 pour retourner à Tanabe.
En 1910, le gouvernement japonais lance le projet du repeuplement de l’île Hokkaido. C’est en 1912, que Morihei Ueshiba, sa famille et une centaine de personnes, se rendent là-bas pour y fonder la ville de Shirataki.  Malgré les hivers rudes et la vie difficile, Ueshiba avec sa détermination sans faille, motive toute la ville. A cette époque il rencontre Sokaku Takeda grand maître du Daito-ryu jujutsu. Takeda lui enseigne alors son art.
En 1919, il doit rentré à Tanabe, laissant ses terres à Takeda, car il apprend que son père est gravement malade. En chemin, il fait la rencontre de Onisaburo Deguchi, un fondateur de la religion Omoto, inspirée du shinto. Il finit par rentrer chez lui mais son père était déjà décédé. Abattu par la mort de son père il décide de se réfugier à Ayabe, berceau de la religion Omoto pour retrouver la paix. Par la suite il enseigna le Daito-ryu jujutsu aux adeptes de la religion Omoto.
Durant son séjour à Ayabe, il reçut la visite de son ancien maître Sokaku Takeda, qui lui délivra un diplôme officiel d’enseignement du Daito-ryu jujutsu. Ueshibe fut également enrôlé dans un projet d’Onisaburo Deguchi afin d’instaurer un état religieux en Mongolie. Leur route croise les autorités chinoises qui les condamnent  à mort. Il sont sauvé de justesse par le consulat japonais.
De retour au Japon, à Ayabe, il reprend l’enseignement du Daito-ryu jujutsu. Un officier de la marine, élève de Morihei Ueshiba, fît des éloges auprès de ses collègues de la marine. Par la suite, et grâce à la marine, il a pu obtenir la possibilité de faire des démonstration ainsi que des stages à Tokyo. et devint instructeur dans l’armée de 1925 à 1927. Il s’installa alors à Tokyo pour être enseignant à plein temps. Le dojo de Tokyo devint alors le Kobukan, en 1931, qui deviendra par la suite le siège de l’Aikikai.
A la fin des années trente, la plupart des élèves de Morihei Ueshiba furent enrôlés dans l’armée afin de combattre les chinois. Ce qui rendit le Kobukan désert. C’est en 1942 qui décide de partir pour Iwama, pour se reposer des suites d’une maladie. Ces années passées à Iwama ont été décisives en ce qui concerne l’Aikido. En effet, il était libre d’y étudier le budo avec toute la concentration requise et s’investit totalement dans un entraînement intensif et dans la prière afin de perfectionner son art.
En 1946, un personnage important de l’histoire de l’Aikido s’inscrit au dojo de Morihei Ueshiba, Morihiro Saito. Saito servait essentiellement de partenaire d’entraînement à Ueshiba. C’est à cette époque que Morihei Ueshiba définit le concept de Takemusu Aiki, correspondant à l’exécution spontanée d’une infinité de techniques totalement adaptées à la situation du moment.
C’est dans cette dernière partie de sa vie qu’il intégra les armes utilisées en Aikido aujourd’hui, le boken, le jo et le tanto. Il pratiquait les armes avec Maître Morihiro Saito qui devient l’instructeur principal d’Iwama ainsi que le gardien du sanctuaire de l’Aikido après la mort du Fondateur le 26 avril 1969. A cette époque, l’Aikido était déjà bien représenté à travers le monde.

O-sensei et Saito-Sensei

O-Sensei et son plus grand disciple Saito Sensei

Morihiro Saito Sensei

Arrivé à l’été 1946 au dojo, il suit l’entraînement de Ueshiba-Sensei pendant presque 24 ans.
A la mort de O-Sensei Ueshiba, Saito-Sensei reprend sa suite à Iwama et à l’Aikikai. Il cherchait à tout prix à préserver l’Aikido hérité de son Maître. Il décida même dans les années soixante-dix de publier une série de cinq manuels techniques, Traditionnal Aikido.
C’est en 1974, qu’il sort pour la première du Japon pour aller aux Etats-Unis, plus précisément en Californie, pour y diriger une série de stages pendant lesquels les nombreux pratiquants ont pu avoir un aperçu de l’étendu de son savoir sur les techniques d’Aikido.
Avant sa disparition, il donnait des cours ,au dojo d’Iwama, 6/7 jours. Il dirigeait, les matins, des entraînements réservés aux élèves internes exclusivement sur la pratique du Jo et du Ken.
Il décède le 13 Mai 2002, laissant derrière lui de nombreux haut-gradés comme Daniel TOUTAIN, un des rares français à avoir suivi Saito-sensei pendant très longtemps. Son fils, Hitohiro Saito-sensei, lui succède Dojo d’Iwama.

Source :  Takemusu Aikido Tome 1 de Morihiro Saito .